Je pensais que le monde était noir et blanc,
Des lignes nettes entre le bien et le mal.
Aimer ou haïr, rien d’autre entre les deux,
Mon cœur fragile, exposé à tous les feux.
Mais un jour, les couleurs ont jailli,
Dans un éclat, la vie m’a ébloui.
J’ai appris à voir, à laisser aller,
À garder en moi ce qui doit rester.
Je ne suis plus un vase sans peau,
Je deviens chair, sang et écho.
J’ai marché longtemps sous un ciel délavé,
Chaque douleur, une leçon gravée.
Maintenant je sens la pluie sur ma peau,
Et le vent doux qui souffle, si chaud.
Mais un jour, les couleurs ont jailli,
Dans un éclat, la vie m’a ébloui.
J’ai appris à voir, à laisser aller,
À garder en moi ce qui doit rester.
Je ne suis plus un vase sans peau,
Je deviens chair, sang et écho.
Je ne fuis plus, je me tiens debout,
Les blessures guérissent, tout s’éclaire en dessous.
Chaque couleur, une nuance de moi,
Enfin libre, je deviens ma propre voie.
Oui, un jour, les couleurs ont jailli,
Et le monde entier s’est adouci.
Je suis là, entière et apaisée,
Un être vivant, prête à aimer.
Je ne suis plus un vase sans peau,
Je suis moi, enfin, tout est beau.