Tu as bercé mes tempêtesLes a brodées, ajouréesChanté pour qu’elles arrêtentÀ me faire oublierOublier que l’monde est bêteEt ferait de moi qu’une bouchéeSi je baisse trop la têteJe n’aurais que mes pieds à boufferJusqu’à la cime de tes espérancesJusqu’aux racines blanches de ta bienveillanceÀ l’oasis au cœur de tes mésangesJ’te rendrai fière de moiJ’te rendrai fière!Tu m’as bordé de ta chairMoi qui voudrais éterniserLe sable clair dans la verrièreAmoncelé en dunes annéesAnnées jouées sur un lancerUn coup de dés à chaque aubadeEt dans le dos, les doigts croisésPour ce qui reste de la baladeJusqu’à la cime de tes espérancesJusqu’aux racines blanches de ta bienveillanceÀ l’oasis au cœur de tes mésangesJ’te rendrai fière de moiJ’te rendrai fière