De la vérité voilée, Je n’en distingue que les limbes. Pour ma quête, seule une image, Imprégnée de ton visage. L’amour dont il ne reste que poussière, Avive la morsure en une plaie mortifère. Je veux vivre tes pleins et déliés d’antan, Et de temps en temps, oublier le temps. Le sablier s’écoule et la mémoire sombre, Ne reste que l’ombre de ton ombre. Du fond de mon cœur, l’hiver m’enlace. Comment faire face, implorer la Grâce ? Ici-bas, l’or brille, illumine les étoiles. Je ne peux qu’être otage de ce voile ! Ariane, de ta couronne, déroule ton fil ! Je ris devant la faucille. Je contemple Gemini, Qui m’appelle sans avanie, Et dans son divin génie, Je me noie dans l’infini.